Les trois critères que Google a publiés
Google ne cache pas comment il classe les fiches locales : il dit lui-même regarder la pertinence, la distance et la notoriété. La pertinence, c’est à quel point votre fiche correspond à ce qui a été tapé — et ça dépend surtout de votre catégorie et de ce que vous avez déclaré. La distance, c’est l’écart entre la personne qui cherche et vous : elle ne se négocie pas, mais elle explique pourquoi vous sortez dans votre rue et pas à l’autre bout de la ville. La notoriété, c’est tout ce qui dit que votre commerce existe vraiment : vos avis, votre site, les pages qui parlent de vous. Les trois comptent ensemble, et c’est pour ça qu’une fiche parfaitement remplie sans aucun avis reste derrière une fiche moyenne qui en a deux cents.
D’abord une fiche, et une fiche validée
Une fiche non validée n’apparaît pas. La validation se fait par courrier, par téléphone, par e-mail ou par vidéo selon ce que Google propose à votre activité — et la vidéo, de plus en plus fréquente, se tourne depuis le téléphone : on vous demande de filmer votre devanture, votre enseigne, l’intérieur, et parfois un justificatif. Ça prend dix minutes et personne ne peut le faire à votre place. Deuxième cas de figure : le commerce qui se déplace, sans vitrine. Là il ne faut pas déclarer une adresse de rue mais une zone d’intervention : les communes où vous allez vraiment. C’est une déclaration qui vous engage à y aller, donc elle vous appartient.
La catégorie principale décide des requêtes où vous sortez
C’est le réglage le plus lourd de toute la fiche, et le plus souvent mal posé. Votre catégorie principale dit à Google de quel métier vous êtes, et elle ouvre ou ferme des requêtes entières. Un plombier qui fait aussi de la climatisation et qui n’a que « Plombier » en catégorie ne sortira pas sur « climatisation + sa ville », quoi qu’il écrive ailleurs. L’inverse est vrai aussi, et c’est le piège : les catégories secondaires se remplacent en entier à chaque modification. En retirer une sans le vouloir, c’est perdre les requêtes qu’elle portait, et le classement met une semaine à tomber — assez pour qu’on ne fasse pas le lien.
Les champs qui servent de filtre dans Maps
Beaucoup de recherches dans Maps se terminent par un filtre : ouvert maintenant, accessible, terrasse, livraison, sans gluten, parking. Ces filtres ne lisent pas votre description : ils lisent vos attributs et vos horaires. Un horaire manquant vous sort de « ouvert maintenant », qui est le filtre le plus utilisé de tous. Un attribut non coché vous sort du filtre correspondant, même si vous proposez la chose depuis dix ans. Même logique pour vos prestations : celles qui viennent du catalogue de Google vous font ressortir sur la requête correspondante, celles que vous écrivez librement ne se lisent que sur votre fiche. Remplir, ici, c’est littéralement entrer dans des listes de résultats où vous n’étiez pas.
Ce qui fait bouger une fiche dans le temps
Une fiche remplie une fois et laissée tranquille redescend, parce que les voisines bougent. Ce qui travaille dans la durée : des avis qui arrivent régulièrement — c’est la notoriété, et c’est la seule chose qu’on ne peut pas remplir soi-même ; des réponses à ces avis, qui se lisent autant que les avis ; des photos ajoutées de temps en temps ; des publications qui disent ce qui se passe chez vous ; et un site cohérent avec la fiche, avec le même téléphone et les mêmes horaires. Rien de spectaculaire. C’est la régularité qui fait la différence, et c’est exactement ce qui se perd quand personne n’est chargé de le faire.
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